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Le buzz desirsdavenir.com : échec ou gachis ?

Article écrit le | 17 septembre 2009 | Pas encore de commentaire

Desirsdavenir.com : est-ce un échec retentissant ou le début d’un ?
Après un grand fou rire moqueur au départ, on assiste à la mise en place d’un feuilleton : le site est disponible, indisponible, sans la vidéo, puis avec une vidéo cheap, puis une vidéo moins pixellisé, puis un autre fonds d’écran ! Le pli est pris, sur on se tient au courant avec #desirsdavenir.

Un buzz qui concerne surtout la sphère webmastering : tout y passe, générateur de blog, concours de pastiches, même de l’extrait du film La chute

Avant que le soufflé ne soit (un peu) retombé, que doit-on penser de la prestation : www.desirsdavenir.com ?


Le loupé, la panique et l’inefficacité : Où l’on reparle de Bécassine :

Première réaction à la vision (entre 2 500) du site : un site hacké ! Mais non, Rue89 qui a contacté l’entourage de S. Royal précise que : « ‘il ne s’agissait pas d’une attaque malveillante, mais bien d’une nouvelle mouture du site. » Pourtant un opposant aurait difficilement pu faire mieux pour nuire : une médiocrité du design confirmant la nullité du contenu !
Soyons sérieux, il est clairement impossible que le développement du site, tel qu’il apparaît aujourd’hui, n’ait pas été volontairement choisi, tous les poncifs de la création internet ringarde et inefficace y figurent. Pour avoir une idée, vous pouvez consulter un audit du site désirsdavenir.com

Les thèmes de base d’un CMS ou d’un blog sont moins pourris (j’ai longtemps cherché le terme adéquat) que ce qui est actuellement en ligne !
Impossible de croire que ce site est le résultat d’un travail de 2 mois (même si le designer est très doué en multimédia) et impossible de croire à la facture de 42000 €.
En moins de 30 minutes, il serait aujourd’hui, encore de possible de modifier le site et lui donner un aspect correct avec le contenu qui s’impose. Faut-il croire que l’entourage de Ségolène Royal ne compte pas de webmestre et qu’aucun bénévole proche d’elle ne soit capable de donner un coup de main.
Si le phénomène persiste et qu’il s’avère que cette option était la bonne, il s’agit carrément d’un suicide numérique pour toute la communication de S. Royal et la question qui subsiste est : comment le naufrage a été rendu possible ?
Dans une approche résolument positive, selon Libération, S. Royal assume totalement et remercie pour les propositions de participation, en se glorifiant du boom des connexions qui saturent le site.
Alors là je dois dire que je ne comprends plus, à croire que le déni et l’ineptie sont les deux seuls moyens de ce nouveau mode de communication. Lorsque l’on lit « un succès formidable pour Désirs d’Avenir », la seule réaction logique que l’on peut avoir à cet égard est la pitié pour une équipe politique d’amateurs, et c‘est peut-être l’effet recherché (un deuxième effet kisscool quoi )

Un buzz préparé et entretenu pour un message politique qui est actuellement en perdition !
Ca commence par l’annonce du site sur l’express.fr avec des détails croustillants (42000 €, un concepteur très doué en multimédia et très amoureux)
A un moment où la communication sur internet est décriée comme une information sauvage et immédiate (avec souvent peu de recul), nous avons peut-être, sous les yeux, l‘exemple d’un (bad) buzz orchestré sciemment par les communicants de Ségolène Royal : Je jette une grosse bouze sur le web et je marre en voyant tous les gogos mordre à l’hameçon (Pour plus d’efficacité et faire une opération rentable, j’aurais rajouté du Adsense).
2 jours après, on en est à énumérer les différents épisodes et à chaque mise à jour, ça repart aussi sec !
Bad buzz mais buzz quand même, et si autodérision, il y a, il ne faut pas oublier qu’il s’agit là d’une grosse ficelle de la communication publicitaire. Si le ridicule n’entrave pas la notoriété de Ségolène Royal, le retour de bâton virtuel risque de faire un peu plus mal. Si nous avons tendance à facilement oublier ce que nous voyons sur nos écrans, ce n’est pas le cas du Web et des moteurs de recherche, et dans 2 ans lorsque l’on fera une recherche sur Google, il y a de fortes chances pour que l’affaire ressorte et entache la communication de Désirs D’avenir !
Noyer le poisson avec la forme pour mieux écarter les réflexions de fonds est une tactique aujourd’hui trop utilisée en politique : peu importe que l’on parle de moi en bien ou en mal, pourvu que l’on parle de moi ! Quand on n’a pas grand-chose à dire autant le faire avec André Hadjez brio.
Il n’en reste pas moins vrai que dans les règles marketing qui animent le web, il faut savoir faire preuve d’audace mais aussi de créativité et de répartie pour se présenter à son avantage. Je ne suis pas sûr que cette manipulation indigne serve au mieux la communication politique sur Internet.

La démocratie participative avait sa place dans la communication internet de S. Royal, aujourd’hui, son site lapide le potentiel, la recherche du buzz n’excuse pas tout !
Je suis assez d’accord avec Benoit Thieulin ( ex animateur de la campagne en ligne de  Ségolène Royal) «C’est presque un suicide numérique : née sur Internet elle y sombre … Assez triste quand même, quel gâchis…»
Pour vous, est-ce un échec  de communication dont chacun doit faire des gorges chaudes ou bien une tentative pitoyable de créer un buzz ?

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