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Web 1.0 – Web 2.0 – Web 3.0

Article écrit le | 23 septembre 2008 | 7 commentaires

Web 1.0 1995->2003
Que puis-je faire pour vous ?

Au début était le web, tout bête, ce que l’on nomme aujourd’hui le web 1.0 (il fallait bien passer au 2.0, pour s’apercevoir qu’il y avait un web 1.0).
Le web 1.0 comprenait des pages statiques, on prenait de la communication papier et on la transférait sous forme numérique dans des pages html qui n’étaient pas souvent mises sinon jamais.

Ce mouvement ne s’est toujours pas arrêté et l’on voit encore aujourd’hui des sites dits professionnels qui ne comportent qu’une plaquette scannée avec 2 ou trois lignes de texte, il s’agit de reproduire les modèles connus de l’édition papier, de les adapter aux navigateurs . L’internaute n’est alors qu’un spectateur, extérieur à l’information.
Exemple de l’achat en ligne : je vais sur le site www.fnac.com parce que je veux acheter la trilogie de Stieg Larson, je sur le site et je paie en ligne. Tout en restant sur le site de la fnac.

C’est le domaine des pages persos et des sites institutionnels tout raides, le HTML et les Méta Tags, les sites de commerce sont rares et clairement identifiés.

Analogie avec des Légos : j’ai des briques de toutes les couleurs, mais leur format ne me permet pas de les assembler.

Autre exemple parlant, la télévision : ce modèle culturel, qui connait de quelques difficultés d’adaptation aujourd’hui, est une analogie parfaite pour le web 1.0 : un diffuseur vers n utilisateur, chaque contenu est optimisé (qui a parlé de temps de cerveau disponible) pour plaire au plus grand nombre car le temps de diffusion est limité, l’interaction est faible

Attention, ce n’est pas parce que les internautes ne peuvent pas intervenir directement par le biais de leur navigateur qu’ils sont inactifs. Le partage existe déjà, et on trouve une forte participation interactive dans les groupes de discussion et les forums.

Web 2.0 2003 -> 2008 : De la simple consultation des données à un lieu d’expression rich media
Voila ce que je suis, ce que je propose, j’ai besoin de votre avis, voulez-vous vous impliquer ?

Le Web 2.0 est plus orienté partage de données, il répond à la question que devait se poser tout propriétaire de site internet : Comment ce que je mets en ligne peut-être partagé avec d’autres utilisateurs. L’internaute n’est plus simplement spectateur, on veut qu’il devienne acteur. Dans cette optique sont apparus les réseaux sociaux et le phénomène de syndication : les fameux flux RSS.
L’internaute est devenu acteur !
C’est le domaine du XML, des RSS et de l’AJAX, on partage l’information et les documents sont connectés (blogs, photos et vidéos en ligne, WIkis), les utilisateurs ont d’avantage de pouvoir (leur avis devient précieux), collaboration entre les sites marchands, phénomène de mashups.

Si on reprend l’exemple de l’achat de la trilogie de Stieg Larson, je vais sur un blog dédié à la littérature policière, sur ce site il m’est permis d’acheter directement sur Amazon ou sur Ebay cette fameuse trilogie, transaction que je vais payer en allant sur Paypal.

Analogie avec les Légos : un seul format de briques et la possibilité de les associer librement pour construire ce dont j’ai besoin

Il y a eu mutation de la pratique des internautes : les outils qui existaient déjà dans le web 1.0 ont été intégrés à grand coup d’ajax et autres technologies dans des sites accessibles directement par le navigateur internet : un seul logiciel pour toute une série de ressources !

Web 3.0  2008 -> ???
Que vous en ayez besoin ou pas, nous allons faire quelque chose pour vous

Quelques indices :

Une portabilité et une mobilité exceptionnelle (de l’ordinateur, au téléphone portable en passant par la WII, votre radio réveil, votre télé et votre réfrigérateur)
Un web déstructuré : plus besoin d’aller sur Internet, c’est Internet qui vient à vous.

Le web 3.0 pourrait se détacher des serveurs pour privilégier les échanges entre personnes de types peer to peer, une interactivité qui se passerait en temps réel. Ce n’est plus ce que je choisis de publier qui constituerait la source d’information, mais ce que j’ai choisi de partager dans ma vie numérique. On passerait d’un acte volontaire à un réflexe acquis.

Internet deviendrait intelligent, fait oeuvre de « précurseur » dans ce domaine. Les abonnés à Gmail peuvent déjà recevoir des textes publicitaires contextuels relatifs à leur correspondance. Picasa 3.0 permet la reconnaissance faciale.
On commence à entrevoir un web sémantique, imaginez un de recherche avec qui vous pourriez chatter, un site marchand qui saurait vous conseiller en ayant accès à votre profil déposé sur tel ou tel autre site.

Avec le web 3.0 viendront sûrement les illusions des gadgets technologiques et la facilitation d’une réalité pratique de la vie quotidienne ainsi que tous les risques liés aux excès d’information, à l’atteinte à la vie privée, à la traçabilité, à la recherche sur les bases de données.

Le réseau est capable de gérer votre net-identité et en fonction de cette identité et d’une synthèse des données (qui concernent votre profil -maintes fois étudié – mais aussi qui sont fonction de l’actualité), un contenu qui est uniquement proposé à votre avatar. Le réseau social prend le pas sur l’individu, mais c’est l’individu numérique qui est au centre du web 3.0.

Si on reprends une dernière fois notre achat de trilogie de Stieg Larson, dans un univers virtuel (sur Second Life par exemple), par rapport à ce que je vis (virtuellement) on (ne sait pas qui, mais certainement plus un humain) me conseille cette trilogie, un site tiers m’en propose une critique, je paie directement avec des crédits ou la somme est ajouté à ma facture internet.

Ce sera le domaine du partage du pouvoir entre tous les acteurs de l’internet, une participation collective étendue, l’apparition d’un web sémantique; l’intégration des données connectées et des moteurs de recherches intelligents.
Analogie avec les Légos : ce n’est plus la forme de ce que je veux construire qui est infinie, c’est la forme de chaque légos, et à volonté, je peux avoir ces Légos dans ma poche, pour le reste, je n’ai pas assez d’imagination 😉

Essayez d’y échapper ? Si vous êtes déjà sur Internet, il est trop tard 😉 Les empreintes de votre vie privée numérique vous trahissent avant même que vous en ayez pris conscience.

Maintenant gardez à l’esprit qu’en France, la CNIL se charge de faire respecter le fossé entre l’identité numérique et identité propre.

Sera-ce encore le cas avec la dématérialisation croissante, où il deviendra réellement facile pour un acteur référencé de croiser les données de telles ou telles origines.

Scénario sombre pour le 3.0 : Scenarios 2020

(article édité le 12 mars 08)

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